Rétrospective septembre : tout en douceur


Une sélection de photographies, dans des coloris pastels un peu inhabituels pour la saison, loin des flamboiements automnaux. J'avais envie de douceur avec la pluie et la froidure qui se sont installées et je trouve que cette série s'y prête bien.

Les clichés ne reflètent pas la réalité, car septembre fut aussi un mois terrible pour le jardin, chaud et sec, tout a encore beaucoup souffert. Seule la pluie arrivée enfin en toute fin de mois, brutalement, nous faisant passer en quelques jours de l'été à l'automne a permis enfin d'arrêter les arrosages.


Tout comme en août les sédums, les népétas et les sauges ont sauvé le jardin, assurant le fleurissement des massifs. 



Ils font le régal des bourdons et des abeilles, ça bourdonne...


Les asters sont maintenant en pleine floraison, leurs masses colorées mettent de la joie un peu partout.






La haie de buis met en relief toutes les floraisons. Cette année aucune attaque de pyrale, l'invasion serait-elle jugulée? 
Ils ont grillés à certains endroits. J'attends de voir comment ils évoluent.



La cour devant reprend vie, seule la pelouse est aux abonnés absents, comme chaque année.



Les roses ont commencé leur remontée. Elles sont moins opulentes qu'au printemps, je sens mes rosiers fatigués. Avant, je les nourrissais deux fois par an, en avril puis en juillet après la première floraison. Mais avec les fortes chaleurs et la sécheresse la vie du sol se met en pause; le compost ajouté n'était pas assimilé, je le retrouvais tel quel à l'automne. 
J'ai donc arrêté les apports l'été depuis 3 ou 4 ans. 
Depuis l'année dernière je vois apparaître des feuilles décolorées, qui sont des symptômes de carences minérales. Pourtant tous les rosiers du jardin sont greffés sur rosa canina ou laxa, ce n'est donc pas une intolérance au calcaire, et de toute manière le sol ici n'est pas calcaire. Je pense que la cause de cette carence est plutôt liée à la diminution de mes apports en amendements.
Je vais repartir sur un rythme de deux apports : un à l'automne qui sera mieux assimilé grâce aux pluies, et l'autre au printemps.






Fleurissant dans de jolies teintes douces, les plantes de terrains secs sont bien utiles. Celles-ci ne sont jamais arrosées mais bénéficient d'un bon paillage en BRF au pied.


Habituellement je coupe peu les fleurs fanées, sauf pour les rosiers. Depuis plusieurs étés les arrosages du potager et des nouvelles plantations me prennent énormément de temps, je ne taille plus les vivaces. Du coup, les fleurs fanées se mêlent aux autres fleurs. 
Le jardin perd en propreté mais cela donne de la légèreté, du flou... un côté vaporeux.



J'aime la photo suivante parce qu'elle est trompeuse. 
On croirait voir une pente, un relief, or il n'y en a pas... ou une légère déclivité. On est en Beauce, c'est plat.


Ce jardin, notre lieu, est notre Eden. 
Nous le partageons toujours avec ses habitants, hérissons, chevreuils, chauve-souris, insectes, oiseaux.
Ils l'animent de leurs déplacements, de leurs cris. 
Ils y naissent, ils y meurent.
Les y croiser est toujours source de joie, d'émerveillement.
Nous formons un tout.
Un tout... fait de douceur.


Commentaires

  1. Une aspiration à la douceur plus que compréhensible. La nature se fait parfois cruelle pour nos jardins et côté petites bêtes, je surprends parfois des scènes terribles ! Tout n'est pas si tranquille qu'on l'imagine, ruses, combats, trucidages mutuels existent au sein de nos paradis.
    Mais qu'il est bon de se laisser porter par la douceur des corolles mêlées, savourer une ambiance floue et légère. Animée par les butineurs, les chants des oiseaux à nouveau actifs, le pétillement des asters.
    Concernant tes rosiers, je pense que tu auras de meilleurs résultats avec ce nouveau rythme d'apports nourriciers.
    Pour les fleurs fanées des vivaces, je les supprime surtout chez celles qui sont susceptibles de refleurir rapidement, les autres attendent que je n'ai rien d'autre à faire.
    Belle semaine. Bises

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    1. Coucou Florence,
      Oui, je suis d'accord avec toi, le monde des animaux est un monde qui peut parfois être bien cruel! Je ne vis pas encore chez les Bisousnours 😉 !
      Mon souhait concernait plus l'Homme (en général) et sa relation brutale, de dominant, avec les autres espèces. Je l'aurais aimée, plus apaisée, plus respectueuse... Mais là aussi, c'est peut-être également réfléchir comme .... un Bisounours.
      Belle semaine, dans la pluie et le froid, on est a bien besoin (de la pluie).
      Bises
      Bénédicte

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  2. Un très joli billet dont le contenu tient tout à fait la promesse du titre ! on est tous preneurs de ces moments de douceur après cet été une fois de plus bien compliqué .Guère d'autre choix que d'user et abuser de ces plantes résistantes aux jours sans pluie ... sedum, népata, gaura ont de beaux jours devant eux ; nos jardins par contre risquent de perdre en originalité ce qu'ils vont gagner en rusticité ... un peu dommage car j'aimais voir ailleurs ce que je ne pouvais avoir ici ... mais si même le nord de la loire copie le sud ... où va t'on ... j'espère que ces derniers jours pluvieux ont redonné le moral au jardin et par voie de conséquence à la jardinière .. belle semaine

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    1. Coucou Hélène,
      Ta remarque est intéressante, effectivement nos jardins vont finir par utiliser les mêmes plantes... il restera l'agencement, les associations de plantes...
      Chez moi le choix sera encore plus restreint : les plantes doivent aussi résister au froid, à l'humidité stagnante de fin d'hiver et au gel...
      Le jardin a plutôt bien résisté cet été, finalement...
      Bonne soirée
      Bises

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  3. Je suis du même avis, ton jardin est magnifique, merveilleusement fleurit même si j'imagine que pour le conserver dans cet état les arrosage ont été copieux et le paillage abondant
    Tant de fleurettes en cette saison et après un été chaud c'est presque inimaginable, j'envie toute cette profusion
    Je te souhaite une très belle semaine en espérant que la pluie remplira chez toi, comme ici, les réserves indispensables désormais
    bises

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    1. Bonsoir,
      Merci pour le compliment, le jardin a réussi à passer l'été malgré la chaleur et la sécheresse. J'ai arrosé trois fois en tout mes massifs entre juillet et septembre. C'est somme toute assez peu. Mais mes arrosages ont été copieux.
      Nous avons toujours ce projet de cuve enterrée mais pour l'instant il est en attente.
      L'année prochaine peut-être?

      Bonne soirée

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  4. Quel bel article! La douceur qui se dégage de ces clichés fait du bien à l'âme!
    Et puis tes réflexions sont toujours très intéressantes. Je pense que tu as raison concernant la répartition des apports d'amendements.
    La taille des fleurs fanées n'est somme toute pas indispensable et ce mélange apporte une belle ambiance dans tes massifs...
    Force est de constater que nous allons vers un choix de plantes plus "méditéranéennes". Nos jardins ressembleront-ils bientôt à ceux du sud?... Mais il faut encore qu'elles résistent aux gelées et à l'humidité hivernales de chez nous...
    On parle souvent de la patience des jardiniers, maintenant on va surtout éprouver notre capacité d'adaptation...
    Bises à toute ta petite famille!

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    1. Coucou Malo,
      Oui, une soudaine envie de douceur, après cet été et ce début d'automne éprouvant! Les clichés de Gilles sont tellement beaux!
      Les jardiniers cherchent, expérimentent, se remettent sans cesse en question...
      ça se fait un peu dans la douleur en ce moment mais c'est aussi passionnant!
      Même si souvent je suis abattue et me dis "A quoi bon? Se battre contre le climat qui change est illusoire et dérisoire", dès que les pluies arrivent je reprends espoir et je cherche des statagèmes.
      Nos jardins seront peut être bientôt des lieux de biodiversité.
      Je suis quand même pessimiste.
      Bises

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  5. Beaucoup de douceur pour un mois qui pourtant a fait dans les extrêmes .Trop chaud et sec et d'un coup très froid pour la saison .Pour le moment nous n'avons pas eu trop d'eau et j'espère en avoir encore .C'est sec passé les dix premiers cm . J'aime beaucoup cette association de ta sauge jaune avec l'aster .J'ai du faire des choix et certains asters ont manqué d'eau .Je vais enlever ces derniers dans les endroits non arrosés pour des plantes plus résistantes au sec comme les sauges .. Je mets du fumier de bovins en automne et de la poudre d'os au printemps . Mais je constate que sans arrosage ils ne remontent pas .Comme pour les asters, je privilégie certains massifs afin d'avoir des coins fleuris. Je me faisais la même réflexion que toi quand aux cultures uniformisées si on met des plantes du sud .Sauf si les jardiniers du Sud passent eux aussi à un stade supérieur en plantant des sujets africains ou de désert !!!!! Bonne fin de semaine Béné.

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    1. Coucou Maryse,
      Même constat chez moi, passé les quelques premiers cm la terre est sèche. J'ai continué à apporter de l'eau à mes jeunes plantations de l'année encore fin septembre et même ce soir sur un dernier massif.
      Moi aussi j'ai du faire certain choix et j'ai ôté certains asters et des kaliméris d'un massif pour les remplacer par des sauges et des cistes...
      On verra ce que ça va donner l'année prochaine.
      Bises

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