La fin d’une espèce invasive : les ailantes

A notre arrivée le terrain colonisé sur la gauche par les ailantes

ailante dans une friche  près d'une gare

En emménageant dans notre maison nous avons découvert cet arbre que nous ne connaissions pas.

Sur toute une partie du terrain il en poussait bien une vingtaine. Les « ailantes » ou « faux vernis du japon » (Ailanthus altissima de leur nom latin) sont des arbres malheureusement toujours vendus en pépinière, qui poussent à une vitesse effarante environ un mètre cinquante par an. Ils peuvent atteindre 15 mètres en 25 ans. 
De plus ils drageonnent et se ressèment abondamment. Cela peut être une vraie plaie. Ils peuvent être qualifiés d’invasifs d’autant plus qu’ils produisent une substance chimique qui gêne la croissance des autres plantes poussant à proximité.
détail du feuillage



Les fleurs qu’ils produisent sentent mauvais, leur pollen peut être allergisant. Le bois qu’il produit est tellement mauvais qu’il est capable de vous éteindre un feu (on a essayé d’en brûler dans notre poêle à bois…) 
Bref tout pour plaire ! 

Lorsqu’on apprend à les identifier on se rend compte qu’il y en a partout : le long des routes, près des gares, dans les friches…





ce jeune ailante a poussé le long du mur
d'une gare désaffectée
Nous avons commencé à abattre les premiers il y a six ans et à dessoucher tous ceux que nous pouvions au tracteur ou à la mini pelle. Pour le plus gros avec un tronc d’environ 65 cm, accolé à un marronnier que nous voulions conserver; nous avons utilisé une rogneuse de souche pour réduire le pied sur une soixantaine de centimètres de profondeur. 

Parallèlement à cela, chaque année, entre le 15 juillet et le 15 août armés d’une pioche ou à main nue nous parcourrions le terrain à la recherche des rejets que nous arrachions.

Et cette année : rien ! Rien n’a repoussé ! Nous venons enfin de nous en débarrasser !

Qu’à cela ne tienne, j’ai repéré un « raisin d’Amérique » une autre invasive à moins de 50 mètres de chez nous… Je l’attends de pied ferme celui-là s’il lui prend l’envie de venir germer au jardin.


 nous avons pris peu de photos des ailantes car nous ne les aimions pas
j'ai marqué les plus grands d'une flèche

voila tout ce qu'il reste maintenant des ailantes :
une grosse bille de bois


et un tas de bois...

Commentaires

  1. Comme je ne connaissais pas le nom de cet arbre, à la lecture du titre de ton billet, j'ai cru que tu étais envahie par un...insecte !
    J'ai pensé à toi car depuis que je suis arrivée dans le Tarn, je suis assaillie (enfin mes buis) par la pyrale.
    Mes topiaires étaient en pleine forme en Normandie et maintenant c'est l'horreur !!
    Heureusement, j'ai détecté le problème assez tôt. J'ai inspecté mes topiaires une à une, écrabouillé des dizaines de chenilles puis acheté du Bacillus thuringiensis. Affaire à suivre...
    Bon week-end.

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    1. Bonjour Alix
      La pyrale, c'est vraiment une mauvaise nouvelle pour tes buis!
      Il faut maintenant que tu restes vigilente et que tu les inspectes très régulièrement. Pour l'instant au jardin j'en suis restée à 4 chenilles et dernièrement une chrysalide. Rien dans mon piège...
      Tiens moi au courant....

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  2. Mon voisin sur les conseils d'un pépinieriste en avait planté un...Il est coupé maintenant !
    Impressionnant le diamètre des souches
    Belle journée

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    1. Bonjour Jacqueline,
      Je ne comprends pas que cet arbre soit toujours vendu... Tant mieux s'il a été abattu, si c'est près de chez toi surveilles s'il n'y a pas de drageons qui ressortent et sinon arraches les.
      Bon dimanche

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  3. Ah mais c'est ça son petit nom... Oui, il y en a ici aussi dans les friches, je vois bien qu'il n'est pas facile à faire disparaître : les voisins les arrachent année après année, mais surement pas assez en profondeur.
    Bon dimanche

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    1. Bonsoir
      eh oui c'est bien lui l'ailante... Il y en a partout... ça colonise très vite...
      mais on peu finir par s'en débarrasser... la preuve..
      Bonne semaine

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  4. Horreur! je crois que c'est ça qui pousse depuis des années au centre de mon cornus et que je ratiboise tout les ans et là je ne vois pas de solution sinon sacrifier mon cornus...je peux pas. Bon WE

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  5. Bonjour.
    Vous êtes bien la seule personne que je lise à avoir réussi à vaincre l'ailante...Avec une année de recul, le constat est-il toujours optimiste? A priori, pour vaincre l'ailante, il faut le cercler progressivement (c'est la technique que j'adopte depuis 1 an et demi). Vous semblez le couper brutalement, ce qui est supposé stimuler les drageons et rejets de souche.
    Vous me redonnez de l'espoir. Quel type de terre (et PH) avez vous dans votre coin?
    Merci,
    Yannick

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    1. Bonjour,
      Un an après avoir écrit cet article toujours pas de rejets, la bataille semble gagnée.
      Nous avons effectivement coupé notre plus gros ailante mais nous avons également attaqué sa souche à l'aide d'une rogneuse de souche. Cet engin en a grignoté environ 60 cm.
      Les racines ont continué à drageonner pendant 2 ou 3 ans. Mon mari a arraché les drageons en tirant dessus tous les étés à chaque fois qu'il en ressortait. Pour les ailantes moins importants on les avaient arrachés au tracteur.
      Notre terre est de ph neutre à légèrement acide, lourde sans être argileuse, avec un sous-sol marneux.
      En espérant que mes réponses vous aiderons.
      Tenez-moi au courant

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  6. Pauvres ailantes mal aimés!
    Sachez aussi qu'il a été introduit comme arbre d'ornement.
    Il est certes conquérant, mais si on apprenait à le regardait différemment, comme bel arbre d'ombrage, agréable pour les pollinisateurs, résistant à la pollution; certes, il drageonne abondamment dès qu'il est mutilé, il conquiert les friches et délaissés, mais jamais il n'a détruit une forêt, une ripisylve... le mot peste et extermination me font toujours très peur

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    1. Bonsoir,
      Je comprends votre position.
      Nous avons fait le pari de la diversité botanique sur notre terrain et ces espèces envahissantes ne la permettent pas.
      Cet article est juste un simple témoignage sur un arbre dont nous ne voulions pas ... et dont nous avons réussi à nous débarasser... rien de plus.
      PS Je n'ai pas employé les mots "peste" et "extermination" dans mon article.
      Bonne soirée

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  7. bonjour,

    j'en ai un dans mon jardin, et je l'apprécie beaucoup. Il pousse très vite et nous taillons souvent ses branches. Il est vrai qu'on arrache régulièrement les nouvelles pousses.

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    1. Si ça vous convient... Chez nous le terrain le terrain n'avais pas été entretenu pendant des années. Il y en avait partout.
      Cet arbre peut vraiment poser problème lorsqu'on cherche à s'en débarrasser.
      Cet article est un témoignage, rien de plus.
      Bonne soirée

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  8. Bonjour, Merci pour vos remarques qui me redonnent espoir ; j'ai acheté une maison avec jardin et découvert peu à peu la colonisation de cet arbre ; mon mari a abattu les deux plus gros et a fait enlever les souches ; comme indiqué, il a commencé à drageonner absolument partout, depuis des semaines j'ai transformé notre pelouse en champ de mines.....je le traque partout en essayant d'arracher le plus de racines et même de radicelles. Je le répète vos remarques me redonnent espoir d'autant plus que je veux à tout prix l'empêcher de passer sous le mur du jardin puis sous la route départementale et donc d'atteindre un vallon en friches où il prospérera sous mes yeux impuissants (aux Etats Unis, il est parfois appelé "l'arbre de l'enfer").
    Ce matin, une chronique sur France Inter signalait à quel point la Suisse a pris la mesure du problème.

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    1. C'est un travail de longue haleine. Arrachez patiemment les rejets, vers le 15 août c'est la période, surtout ne les tondez pas. D'ici quelques années vous devriez en être débarrassé.
      Bon courage!

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