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Affichage des articles du mai, 2018

Gracieuse vagabonde

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Trois fois qu’elle vient nous rendre visite au jardin. Nous l’avions entre aperçue il y a un mois à la lisière, elle se nourrissait des jeunes pousses d’aubépine de la haie.

Depuis quelques jours nous l’observons très régulièrement au levant ou au couchant. Elle se réfugie dans notre bois lorsqu’il y a de l’orage. Dès que la pluie cesse elle en profite pour se promener, arpente les chemins que Gilles a tracé dans le sous-bois ou dans la prairie et vient glaner quelque nourriture.

Chaque rencontre est magique.

Belle et gracieuse avec ses grands yeux et pas très farouche, s’approchant parfois à moins de dix mètres de la maison, pour brouter les herbes tendres pendant notre petit déjeuner.

Mais quelle est-elle, cette belle inconnue ? J’avoue avoir longtemps cherché.


On hésitait entre jeune biche et chevreuil. Normalement les chevreuils ont une tâche très blanche bien marquée sur l’arrière train mais pas elle. Il semblerait que ce soit une chevrette (c’est-à-dire la femelle du chevreuil…

Dans la lumière

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Par un matin ensoleillé, Jeux d’ombre et de lumière Un monde entier à contempler Glisse sous nos paupières.






Peu importe leur nom, D’où elles viennent, qui elles sont, Formes et couleurs chatoyantes Dans la lumière chantent.





S’émerveiller encore un peu, De cette belle nature, De son caractère généreux, Perfection sans fioritures.




Le Banks

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Voilà plus de 10 ans que je rêvais d’en avoir un. Un beau rosier de Banks à la floraison jaune comme un mimosa.

Mais il me fallait trouver l’endroit adéquat. Bien qu’étant le plus rustique des banksiae, ce n’est pas non plus un champion de la résistance au froid. Il nécessite un lieu bien abrité. Lorsque j’ai en 2015 dégagé ce bac en ciment dans la cour, le long du mur sud de la grange je me suis dit que j’avais trouvé là l’endroit idéal pour le planter. Hiver 2015, je me suis lancée, enterrant bien le petit rosier issu de bouture, pour qu’en cas de fort gel, la partie sous-terraine puisse repartir. 

Dès la première année, lorsqu’il a envoyé tous azimutsses tiges de deux mètres de haut, j’ai su que j’avais à faire à un costaud. Je le palisse à peine car ses tiges poussent derrière les fils tendus et prennent appui dessus. Je le taille peu, enlevant juste ce qui me gêne. Il a un côté indomptable.

Pour sa troisième année d’existence il m’offre enfin sa première vraie floraison. Et co…

Rétrospective Avril : Des milliers de fleurs

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Après un mois de mars gris, froid et pluvieux, si morose qu’on avait de la peine à croire au printemps ; la remontée des températures à permis l’explosion des floraisons. Comme si la nature mettait tout à coup les bouchées doubles pour rattraper son retard. Du coup tout s’accélère et se bouscule dans le jardin.
Ici c’est le moment de gloire de nos grands arbres et de nos arbustes de haie car ils nous offrent des milliers de fleurs.

J’aime cette générosité, ce moment fort émotionnellement que me procurent les masses colorées des floraisons éphémères.  C’est l’amélanchier qui ouvre les festivités, puis les grands érables sycomores se parent de jaune doux. 


Les fruitiers ne sont pas en reste, poiriers, pommiers puis cognassiers et surtout cerisiers se métamorphosent en ciel lacté. 


Le prunus padus, dont la jolie floraison en grappes blanches coïncide toujours pour ma plus grande joie avec celle des lilas, les marronniers et les aubépines vont clôturer le bal.



Le cognassier du japon, le…